Plage de Ponta Negra - Bresil
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TOURISME RESPONSABLE ?

ENTRE PASSION DU VOYAGE ET CONSCIENCE ÉCOLOGIQUE

Aujourd’hui, le dérèglement climatique est indéniable, et en arpentant le monde on est souvent confronté à ses premières conséquences : fonte des glaciers, déforestation, recul du littoral, perturbation des saisons, phénomènes météorologiques exceptionnels, mégafeu
On découvre à peine l’extraordinaire biodiversité de notre planète, qu’une partie inquiétante des espèces animales et végétales disparaissent ou sont en péril.

Mais que vient faire ce constat dans un site dédié au voyage ?
Le tourisme est-il en partie responsable ?
Et le tourisme durable ou « tourisme responsable » n’est-ce pas une partie de la solution ?

Vous trouverez ci-dessous un résumé du point de vue de Destinations Latines, ses actions et ses pistes de réflexion.

Ferez-vous partie du voyage de demain ?

Singe Araignée - Nicaragua

Voyager est une chance immense.

Découvrir d’autres paysages, d’autres cultures, d’autres façons de vivre ouvre l’esprit, crée des souvenirs inoubliables et permet de porter un regard différent sur le monde et sur soi-même.
Le tourisme participe ainsi au développement économique et social des régions traversées. Il peut favoriser le maintien de traditions en dévoilant leur richesse, il peut contribuer à la protection de la nature, en lui donnant une valeur marchande. Et c’est une merveilleuse façon de s’amouracher du notre planète et de s’engager pour la protéger.

Mais voyager autrement n’est plus une option !

Il serait hypocrite d’ignorer aujourd’hui que le tourisme mondial a un impact considérable sur l’environnement, sur le climat et sur les populations locales.
Nous savons que le tourisme pollue, qu’il participe au dérèglement climatique. Mal géré, il peut aboutir à la saturation et à la dégradation de certains sites, il peut aussi perturber la faune et la flore, ou être irrespectueux envers les populations et traditions locales. 

L’activité touristique représente ainsi environ 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre selon plusieurs études internationales.
Et dans ces émissions, le transport aérien occupe une place majeure. Un aller-retour entre l’Europe et l’Amérique latine représente à lui seul plusieurs tonnes de CO₂ par voyageur, soit bien davantage que de nombreux habitants de la planète n’émettent en une année entière !

À cela s’ajoutent d’autres conséquences souvent moins visibles :
• artificialisation des littoraux,
• destruction d’écosystèmes fragiles,
• surconsommation d’eau dans des régions déjà en tension,
• pollution plastique,
• tourisme de masse qui transforme certains lieux en décors sans âme,
• pression immobilière qui chasse les habitants des zones touristiques.

Nous devons donc collectivement repenser notre manière de voyager !
Non pas arrêter de découvrir le monde, mais apprendre à voyager autrement : plus lentement, plus consciemment, plus respectueusement.


Dès ses débuts, c’est la voie que Destinations Latines a suivi, mais je pense que si ce tourisme durable, équitable et responsable est un premier pas, il faut encore aller au-delà. C’est ce que je souhaite expliquer ici.


Depuis sa création, Destinations Latines s’est engagé pour un tourisme vertueux

Bien avant que le tourisme responsable devienne un argument marketing, Destinations Latines cherchait déjà à vous proposer une autre manière de découvrir l’Amérique latine.
Une manière plus humaine, plus authentique et plus respectueuse des territoires traversés.

Cela passe par des choix concrets :

Dans de nombreuses villes d’Amérique latine, il n’est pas nécessaire de multiplier les véhicules privés.
Lorsque cela est possible, nous privilégions la marche, les transports en commun, les trains, les bus locaux, les déplacements collectifs.
C’est souvent plus écologique, mais aussi plus vivant et plus enrichissant pour le voyageur.

Nous privilégions autant que possible les petites structures familiales, les hébergements chez l’habitant, les lodges communautaires, les projets qui financent directement des actions sociales ou environnementales.
À l’inverse, nous évitons les grands complexes touristiques déconnectés de leur environnement local.
Nous préférons les lieux qui ont une âme et une histoire : anciennes haciendas, demeures traditionnelles restaurées, maisons familiales ou bâtiments reconvertis avec soin, plutôt que des infrastructures standardisées construites uniquement pour le tourisme de masse.

Sur le terrain, nous travaillons en priorité avec des partenaires partageant les mêmes valeurs que nous : respect des populations locales, conditions de travail décentes, limitation des déchets, protection des espaces naturels, gestion responsable des ressources.
Parce qu’un voyage responsable ne peut pas exister sans une chaîne locale cohérente.

Au niveau de l’agence, nous avons migré notre site web chez Infomaniak, un hébergeur écologique et vertueux qui limite et compense ses consommations d’énergie et dont la chaleur produite par les serveurs sert à chauffer des logements.

Dans de nombreux pays d’Amérique latine, la gestion des déchets reste un défi majeur.
C’est pourquoi nous encourageons systématiquement :

  • l’usage de la gourde réutilisable,
  • la limitation des emballages jetables,
  • la réduction du plastique à usage unique.

Nous privilégions également les prestataires évitant la vaisselle jetable et mettant en place des pratiques plus durables.

Certaines prestations touristiques peuvent avoir des conséquences environnementales importantes.
Nous faisons donc le choix d’écarter certaines activités que nous jugeons écologiquement contestables, par exemple :
• les survols touristiques en hélicoptère,
• certaines excursions motorisées invasives,
• ou des activités incompatibles avec la préservation des écosystèmes.

Nous travaillons également sur la question du bilan carbone de vos voyages.
Les émissions de CO2 de vos déplacements, et celles liées à votre hébergement et à votre restauration sont estimées et compensées selon un barème standard que l’on surpondérera volontairement de 50% par rapport aux barèmes standards utilisés dans le secteur.

Même en réduisant fortement l’impact des voyages, certaines émissions restent aujourd’hui difficiles à éviter.
Nous soutenons donc différents projets de séquestration du carbone, notamment des projets de reforestation, de développement d’énergies renouvelables, de recyclage des déchets, et des initiatives locales de préservation des écosystèmes.
Ainsi, pour chaque vol réservé auprès de Destination Latines, nous finançons un projet de compensation carbone à hauteur de 150% des émissions calculées, soit 50% de plus que ce que nous émettons.
La compensation ne doit jamais servir d’excuse pour continuer à polluer sans limites, mais elle peut constituer un levier complémentaire lorsqu’elle s’inscrit dans une démarche globale cohérente.

Aujourd’hui, notre objectif est de nous améliorer continuellement et de vous proposer des voyages dont l’impact sur la planète est le plus positif possible.

Poignée de main à Pampamarca - canyon de Cotahuasi - Pérou

Le principal défi : l’avion

Avec le temps, une réalité s’est imposée de façon évidente.
Malgré tous les efforts mis en place pour réduire l’impact de nos voyages, plus de 90 % des émissions de CO₂ de la plupart des séjours proviennent du trajet aérien entre l’Europe et l’Amérique latine!
Et lorsqu’on est passionné par l’Amérique latine, la question devient complexe.

Quand j’ai eu cette réflexion (en pleine crise sanitaire, alors que mon activité était au plus bas), j’ai été profondément marqué.

À tel point que j’en suis venu à me poser des questions sur le sens de mon activité professionnelle. Pourtant, j’exerce encore aujourd’hui un métier de passion, et quand je prépare vos voyages, c’est comme si je les (re)-vivais. Il n’est pas rare que je me dise « C’est vraiment un super voyage, Celui-là, il faut que je me le fasse !« .

Pendant un temps, j’ai envisagé de me reconvertir et de proposer exclusivement des voyages en France ou en Europe. Mais je me suis vite rendu compte que ce que je connais, ce qui me passionne profondément, et là où j’ai une vraie valeur ajoutée pour mes clients c’est l’Amérique latine !

En discutant avec des confrères j’ai aussi compris une chose essentielle :
Si les acteurs du tourisme qui ont une vraie conscience environnementale se retirent, alors ils laissent la place à ceux qui ne voient que le profit. Le touriste aura alors une offre réduite et moins d’opportunités de voyager plus responsable.

Traditional wooden sailboat with beige sails sailing on the ocean with a crew on board

Après un temps de réflexion, j’en suis venu à la conclusion qu’il ne faut pas abandonner, mais qu’il faut révolutionner les offres de voyage.


Une agence volontairement plus discrète

Fort de ce constat, j’ai volontairement réduit la communication de l’agence :
Plus de salons, plus de publicité ni d’investissement en communication sur Internet et une activité principalement basée sur le bouche-à-oreille.
Cela me permet de consacrer davantage de temps à imaginer de nouvelles façons de voyager.
Bien sûr, je continue à répondre aux demandes de mes clients qui me font vivre, et comme je fais du « sur-mesure », je leur propose ce qui leur correspond le mieux. Mais toujours avec la volonté de proposer des voyages plus responsables, des projets plus cohérents avec les défis environnementaux actuels, des voyages plus lents, plus rares, plus immersifs.

Arbre - Costa Rica - DESTINATIONS LATINES

Et demain ?

Nous devons explorer de nouvelles voies. Et Destinations Latines réfléchit déjà à vous proposer d’autres types de voyages, plus responsables et plus vertueux.

L’idée peut sembler un peu folle, mais mon ambition à moyen terme est de proposer de véritables voyages bas carbone vers l’Amérique latine.

  • Des voyages où le trajet redeviendrait une partie intégrante de l’aventure.
  • Des voyages où l’on prendrait le temps.
  • Le temps de traverser un océan.
  • Le temps de voir les paysages changer progressivement.
  • Le temps de redonner du sens au mot “voyage”.

Mon rêve : Pouvoir un jour vous proposer un itinéraire entre Paris et le Machu Picchu… sans avion !

Demain, pourquoi ne pas traverser l’Atlantique en bateau cargo ? Tous les deux mois, il y a un porte-conteneur qui embarque depuis le Havre pour rejoindre Lima. Le voyage met environ 23 jours. En chemin, vous croiserez Cartagena en Colombie, traverserez le canal de Panama, croiserez l’île de Buenaventura avant de débarquer au Port del Callao à proximité de la Capitale péruvienne.
Aujourd’hui, ces traversées sont onéreuses et un aller simple coute environ 3 fois le prix d’un aller-retour en avion. Mais pour ce prix vous êtes logés et nourris, vous disposez d’une cabine avec hublot d’environ 20 m2, d’un accès au sauna, à la bibliothèque et à une salle de sport. Les repas sont pris en compagnie des officiers.

En effet, vous êtes de plus en plus nombreux, dégagés des contraintes professionnelles et désirant découvrir le monde à votre rythme. Certains d’entre vous partent plus de trois mois, d’autres partent moins longtemps, mais 3 à 4 fois par an. Pourquoi ne pas profiter de ce capital temps pour partir au pays des fils du soleil à l’ancienne, en cargo, comme Tintin ?

Le voyage est propice à la lecture et vous pourrez profiter des journées de navigation pour bouquiner sur votre destination, et pourquoi pas, lire des romans historiques qui s’y déroulent. Au fil des jours, vous commencerez à sentir les transformations de votre environnement. D’abord, la chaleur des tropiques, puis vous découvrirez le charme de Carthagène en Colombie, véritable bijou d’architecture coloniale. Plus loin, la jungle tropicale peuplée de singes, de paresseux et de caïmans défilera sous vos yeux lors de la traversée du canal de Panama. Enfin, vous longerez les côtes désertiques du Pérou et terminerez votre navigation dans les eaux froides et poissonneuses du Pacifique Sud en débarquant à Lima, capitale péruvienne bâtie sur un grand désert.

D’autres destinations sont possibles dont le port mythique de Valparaiso au Chili, Buenos Aires en Argentine, la Colombie, le Brésil, l’Équateur ou même le Costa Rica.

Sur place, nous privilégierons les nuits chez l’habitant, les transports collectifs (sauf là où le transport privé offre un réel plus), le train et le transport maritime et fluvial. Lors de notre sélection d’hébergements, nous privilégierons les établissements engagés dans une démarche de tourisme durable.

J’exerce encore aujourd’hui un métier de passion, et quand je prépare vos voyages, c’est comme si je les (re-)vivais. Il n’est pas rare que je me dise « Hà, c’est vraiment un super voyage, il faudrait que je le fasse !« . Hé bien, croyez-moi si vous voulez, mais j’ai bien envie de me faire 23 jours de mer pour rejoindre Lima et débuter un voyage au long cours jusqu’au cœur des Andes 😉

Plage et Jongada - Nordeste - Brésil


Aujourd’hui cela demande encore beaucoup d’organisation, du temps, des infrastructures et des partenaires capables de rendre cette aventure possible.
Mais les lignes bougent, de nouveaux projets de transport maritime à voile émergent.
Le slow travel n’est plus une utopie.
Et je suis convaincu que le tourisme de demain devra être :

  • plus lent,
  • plus rare,
  • plus respectueux,
  • mais aussi plus intense et plus humain.

Parce que voyager moins souvent, mais mieux est peut-être l’un des plus beaux défis de notre époque.

Le Río San Juan longe la mer des Caraïbes - Panama - Destination Latines
Rio San Juan et Mer des Caraïbes – Panama – Destinations Latines
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Et vous aujourd’hui, que voulez-vous faire ?

Si la démarche vous intéresse et que vous avez envie de faire partie de cette aventure, n’hésitez pas à remplir ce questionnaire.

David BRUNO


Pour agir, il faut d’abord s’informer. Il convient donc de lire des rapports scientifiques et/ou des articles de vulgarisation sur le sujet pour prendre conscience des enjeux. En effet, les changements qui nous attendent sont majeurs et ils devraient tous nous affecter dans les prochaines décennies. Il faut agir vite et oser modifier nos modes de vie. Le déni n’est que la perte d’un temps précieux. Il faut réagir sans attendre pour préserver les trésors de notre planète, mais aussi pour sauver la paix et éviter une situation chaotique aux générations futures.

Destinations Latines vous met à disposition une petite liste de références pour en apprendre plus sur le sujet.